Témoignages autour de l’AAD


Une naissance… une rencontre

 » J’ai vécu l’expérience de l’accouchement à la maison et je m’apprête à revivre cela pour une nouvelle naissance en novembre prochain, je vous confie mon témoignage.

Je suis maman de deux filles nées en 2004 et 2006, d’un premier papa et je vis une 3ème grossesse aujourd’hui avec mon nouveau compagnon.

Mon 1er accouchement avait eu lieu en clinique, je n’étais pas assez bien préparée pour laisser naître mon bébé. Cet accouchement là ne s’est pas déroulé dans de bonnes conditions pour moi car j’ai eu une péridurale fort dosée en fin de travail, l’utilisation des spatules pour faire descendre mon bébé et une épisiotomie. Je me suis sentie meurtrie dans mon corps et pas du tout respectée. Cet accouchement ne ressemblait pas à l’idée que je m’en étais faite pendant ma 1ère grossesse. Je pensais accoucher facilement, sans péridurale, en pouvant bouger pendant le travail, pas forcément allongée, sans médicalisation… Du coup je me suis sentie touchée physiquement et moralement, ce qui a engendré de la colère que je n’ai pas pu exprimé aux professionnels qui m’ont prise en charge au lieu de m’associer, de m’accompagner dans ce moment important de ma vie.

Quand j’ai appris que j’étais enceinte à nouveau, je me suis tout de suite dit que je ne voulais pas accoucher de la même manière que la 1ère fois et j’ai cherché ce qu’il existait comme alternatives. Et c’est comme cela que l’idée d’accoucher à la maison à germé. J’ai chercher une sage femme (j’avais été suivi par plusieurs gynécologues hommes pendant ma 1ère grossesse, qui n’avaient pas eu envers moi l’écoute et la sensibilité dont j’aurai eu besoin). Je n’ai pas trouvé tout de suite une sage femme qui accompagnait à la naissance à la maison car cela n’était pas précisé et il n’y en avait pas beaucoup, déjà. Puis de coup de fils et coup de fils j’ai entendu la voix d’une sage femme et lorsque j’ai évoqué mon 1er accouchement et mon idée d’accoucher à la maison pour cette grossesse là, elle m’a proposé que l’on se rencontre.

C’est une rencontre qui a eu lieu. Un accompagnement petit à petit, comme la grossesse, le temps qu’il faut pour que le bébé se développe et soit prêt à venir au monde. Le suivi s’est passé en toute tranquillité et professionnellement. J’ai pu me préparer à la naissance de mon bébé en comprenant ce qu’il se passait pour moi, pour lui, que l’accouchement était un travail d’équipe entre lui, moi et la sage femme qui nous a guidé. La dernière visite a eu lieu à notre domicile afin de partager un moment de vie simple ensemble pour être là le moment venu. Elle a créé un lien avec mon bébé avant qu’il soit là, en touchant mon ventre et en parlant, expliquant les choses à savoir et à comprendre. J’ai pu me connecter à ma force naturelle de donner la vie en toute sérénité et sécurité.

Le jour de l’accouchement, nous étions prêts, j’ai eu des contractions toute la journée, qui annonçaient la venue de bébé. En début de soirée je les ressentais plus fortement et vers 22h j’ai perdu les eaux. J’ai appelé ma sage femme qui m’a rassuré et dit qu’elle arrivait. J’ai pris un bain chaud et j’accompagnais les contractions, respirations et positions, comme c’était le plus confortable pour moi. Je discutais et riais même, entre les contractions.

La simple présence est essentielle, les gestes et la pratique sont primordiaux. Je me suis toujours sentie en sécurité et accompagnée. Le bébé a fait son chemin, il est descendu petit à petit, en son temps, en l’accompagnant, en guidant son avancée et puis avec l’aide, le toucher respectueux de la sage femme pour mon périnée qui avait été coupé lors de mon 1er accouchement celui-ci a pu rester intacte lors du passage de mon 2ème bébé. Et puis ma fille est née, tranquillement, tout près de moi, dans la douceur dont nous avions besoin, comme par magie! C’était simple et fort, facile finalement quand on prend le temps, que l’on s’est bien préparé, qu’il y a une bonne entente et de la communication, de l’écoute. Nous avons pu nous reposer tranquillement chez nous, dans nos odeurs et nos habitudes familières, avec la présence au matin de notre 1ère fille qui a découvert sa petite sœur dans la douceur de notre cocon.


Je me dis qu’accoucher à la maison est juste naturel et correspond à notre nature de donner la vie au cœur de notre lieu de vie, quel qu’il soit. Que la sécurité, la douceur et la présence des personnes que l’on connait et qui nous connaissent est nécessaire pour se sentir bien accompagné et en confiance. C’est une chance de pouvoir choisir d’accoucher autrement qu’en milieu hospitalier car être enceinte et accoucher n’est pas une pathologie quand tout se passe normalement. La nature est bien faite et nous avons de belles ressources en chacun de nous malgré les turbulences de nos vies.
Je me prépare à revivre la naissance de notre bébé dans la même douceur et la même sécurité, et avec la même sage femme qui peut encore exercer ce si beau métier que d’accompagner à donner la vie.


Je souhaite que cela puisse continuer afin que mes enfants ai cette liberté et cette chance de donner la vie dans ces conditions particulières et respectueuses. La naissance est un grand voyage pour le bébé et pour la maman alors il faut nous accompagner le mieux possible pour chacun et avec beaucoup d’amour pour se lancer dans la vie.

Magali, femme et mère


« L’Accouchement À Domicile est une aspiration vers laquelle tendre, mais peut-être que les choses se passeront différemment et ce sera tout aussi merveilleux »


« Accueillir mon enfant à la maison a été un désir déjà porté lors de ma première grossesse. Je n’ai pu réaliser ce projet pour diverses raisons, en me faisant la promesse que si nouvel enfant à naître il y aurait, j’irai au bout de ce désir. C’était là, dans mes tripes, et je ne pouvais pas faire autrement que suivre l’évidence.


Le jour où j’ai appris que mon deuxième enfant avait fait son nid en moi, je me suis mise immédiatement en quête d’une sage-femme capable d’accompagner et de soutenir ma démarche. Démarche qui était devenue nôtre avec Henri, mon conjoint et papa de mon deuxième enfant.
C’est dans ce contexte que nous avons fait la rencontre d’Isabelle qui a su écouter ce projet à la fois naturel et hors-cadre. Son expérience parlait avec compétence et sagesse : « L’Accouchement À Domicile est une aspiration vers laquelle tendre, mais peut-être que les choses se passeront différemment et ce sera tout aussi merveilleux ». Le cadre était posé : clair, bienveillant et sécurisant.
À partir de là, nous avons vécu les mois qui ont suivi avec sérénité car nous nous sentions écoutés, accompagnés et cadrés. Alors quand l’heure est venue de mettre au monde mon enfant, j’ai eu la chance inouïe de déployer mes compétences de mère capable de donner naissance, avec le soutien sans faille et éclairé de ma sage-femme. 


Est-ce que j’ai ressenti la peur au moment où j’ai perdu les eaux et que j’attendais dans mon salon la venue de ma sage-femme ? Oui. 
Est-ce que le fait de me retrouver entourée uniquement de mon conjoint et de ma sage-femme, dans mon appartement sans quoi me raccrocher d’autre qu’à l’intelligence de mon propre corps pour faire naître ce petit être m’a perturbé ? Oui. 


C’est pour cette raison que la présence d’une sage-femme était essentiel pour être guidée et soutenue. Accoucher à domicile est un choix que toute femme devrait pouvoir exercer sans crainte et en étant sûre de pouvoir s’appuyer sur une professionnelle dotée de compétences techniques avérées et assurées pour garantir le cadre, ainsi que de compétences humaines affirmées pour faciliter l’émergence de ses propres capacités de femme et mère naturellement compétente pour mettre au monde son enfant.


Aussi,  l’accompagnement bienveillant et professionnel a été l’axe par lequel la naissance de mon fils a pu se faire naturellement sans encombre. Et c’est ce qui a fait de cette expérience une vraie source de joie, de fierté et d’accomplissement pour moi comme pour mon conjoint.
Aujourd’hui encore, cette expérience de naissance m’aide à accomplir des choses importantes et audacieuses dans d’autres domaines de ma vie (notamment professionnelle) qui elles aussi soulèvent souvent des peurs. En accompagnant la future mère a accouché d’un enfant, ma sage-femme a aussi accompagné la naissance de la femme nouvelle que je suis devenue, une femme qui se sait naturellement compétente pour aller au bout de ses désirs, de ses idées, de ses convictions, de ses projets, de sa façon de contribuer. Une femme qui ne se laisse pas impressionnée par la peur, les avis et le jugement des autres. Une femme qui a confiance en elle et en la Vie. Une femme qui a restauré son estime d’elle-même, quand la petite fille qu’elle a été a connu la maltraitance. Une femme qui refuse ainsi la maltraitance sous toutes ses formes, même quand elle se déguise sous une blouse blanche et fait croire aux femmes que certains actes ou comportements sont normaux dans le cadre médical alors qu’il s’agit de violences obstétricales.


Accoucher à Domicile en étant accompagnée par une sage-femme est fondamental. Il est temps d’écouter les femmes et de former d’autres sage-femme à cette pratique particulière pour garantir le respect des droits et des libertés individuelles et la santé des femmes. Car, de toute façon, celles qui sont convaincus par l’AAD ne demandent pas la permission. Le mieux est de leur permettre de vivre ce choix en étant suivie par un/e sage-femme. »

Amélie, femme et mère


Accoucher chez soi sans renoncer à la « juste » médicalisation

Je veux témoigner du récent accouchement à domicile que je viens de vivre grâce à (ma sage-femme) qui m’a rassurée et orientée sur des postures les plus adaptées pour moi et mon bébé, toujours en vérifiant qu’il allait bien.


Donner la possibilité à l’AAD d’exister est plus qu’une chance, un besoin, une possibilité de choix encadrée qui doit rester possible pour la maman qui le souhaite de tout cœur. […]
Mon AAD a été très bien encadré et assez médicalisé avec la prise d’amoxicilline pour le streptocoque B , les visites régulières,  les analyses d’urines, de sang, les échographies, les monitorings et prélèvements vaginaux.
Moi-même, j’ai pu être satisfaite d’avoir eu ce choix car pour mon premier bébé, j’en étais arrivé au point de me dire que  l’ANA était peut être envisageable, étant en défaut de sage-femme en AAD et étant en peur panique de l’hôpital. Il a fallu que je fasse un effort considérable pour me rendre à celui-ci.

Bien entendu, l’AAD n’est pas pour tout le monde parce que la maman qui se sent rassurer par l’hôpital doit aller dans cette voie. Mais, les parents devraient avoir le droit de choisir avec l’AAD , qui est de plus en plus demandé.
Et c’est évident, que toutes les mamans comme moi, pratiquant l’AAD reste vaillante sur le fait qu’elle peut avoir besoin en urgence de l’hôpital. Il doit rester une « terre d’accueil » dans ce cas-là et nous avons tous besoin de lui un jour.

Angélique


Deux expériences différentes

Je suis orthophoniste et maman de deux enfants, le premier, né à l’hôpital tandis que le second est venu au monde à domicile.

J’avais des projets de naissance pour mes deux enfants. Le premier a eu lieu à l’hôpital, je m’y suis sentie stressée et choquée par le manque d’informations, l’absence de choix dans la position ou l’épisiotomie entre autres et une certaine infantilisation du personnel hospitalier à mon égard. L’information sur les protocoles et le consentement éclairé ont été balayés d’un revers de la main. 

Si ce n’est par les deux sages-femmes qui m’ont encouragée à continuer de bien gérer comme je le faisais en cours de travail, je ne me suis pas sentie considérée par le reste de l’équipe. Je n’ai pas pu boire ni manger pendant 30 à 40h en plein accouchement – ce marathon dans la vie d’une femme – pas eu le choix de la position de travail et de naissance… Etant moi-même étudiante à l’époque, j’avais donné mon accord mais au final les étudiants qui ont assisté à l’accouchement se sont présentés très nombreux, il n’y avait rien d’intime. 

Le plus dur pour moi a été lorsque le bébé est né et qu’il m’a été retiré quelques dizaines de minutes, des minutes trop longues et un délai d’une heure et demi d’attente avant de pouvoir commencer l’allaitement, ce qui n’a pas favorisé le lien immédiat entre mon bébé et moi. Avec le recul j’aurais aimé qu’on me parle aussi de physiologie, de peau à peau. 

J’étais dans un état de faiblesse extrême à la suite de cette naissance. Même mes émotions me semblaient bloquées… Une phase de dépression a même accompagné les premiers mois de mon enfant, heureusement rapidement prise en charge. 

Pour ma deuxième grossesse et malgré une pression de l’hôpital pour que j’accouche en milieu hospitalier, mon mari et moi avons choisi l’accouchement assisté à domicile, par une sage-femme d’expérience exerçant en libéral. Par sa présence bienveillante, cela s’est fait en toute intimité, le lien avec mon bébé a été immédiat, et cette pratique a favorisé la place du papa à l’égard de notre bébé et de moi. L’allaitement a été plus aisé également par la suite. 

Et pour la troisième grossesse en cours, cela devrait se dérouler de la même manière, à la suite d’un accompagnement global.
Sans pour autant faire l’apologie uniquement de l’AAD, j’estime que chaque femme a le droit de choisir le lieu de son accouchement, de disposer de son corps comme elle le souhaite, avant, pendant et après ce moment unique dans la vie d’une femme. » 

Laurie, femme et mère

L’AAD une pratique fondée sur la science et les preuves… loin des clichés rétrogrades

« Mon positionnement sur l’accouchement à domicile est assez récent. En fait, personne ne nous apprend dans notre cursus que c’est une réelle option. Les études de médecine nous enseignent d’abord les « feux rouges », c’est-à-dire tout ce qu’il faut savoir dépister pour ne pas passer à côté d’une pathologie, et la pathologie proprement dite.

Mais la physiologie / la normalité (notions pas tout à fait superposables), la iatrogénie des procédures qui entourent l’accouchement et par extension les bénéfices de l’accouchement physiologique, on ne me les a pas appris.

Sans surprise, j’ai découvert tout ça seulement après être passée moi-même de l’autre côté de la barrière. Je suis cartésienne pure souche et de la génération de médecins formés EBM / LCA (evidence-based medicine / lecture critique d’article). Il a donc fallu vérifier les informations lues ça et là et trier le scientifique et le moins scientifique.


Accouchement à domicile ne veut pas dire rejet de la médecine et des soignants ! Préparer un AAD dans de bonnes conditions de sécurité implique bien sûr des examens biologiques et échographiques et surtout un accompagnement professionnel par une sage-femme expérimentée. Il est indispensable d’avoir anticipé avec la sage-femme un éventuel transfert pendant ou après l’accouchement, les raisons qui pourraient y conduire et donc une inscription en maternité. Le fait est, la science le confirme, que lorsque tous ces signaux sont au vert, un accouchement à domicile présente moins de risques de complications qu’un accouchement en milieu hospitalier.


Pour mon cas personnel il n’y avait pas photo ; mon choix était tout tracé et m’a permis d’accoucher deux fois à la maison en toute sécurité, en présence de mon mari (médecin SMURiste et aujourd’hui fervent défenseur de l’AAD) et accompagnés d’une sage femme compétente et disponible.
Je n’ai évidemment pas pour souhait que toutes mes patientes enceintes accouchent à domicile. Plus simplement, il m’apparaît évident que chacune devrait être accompagnée selon ses souhaits après une information complète et honnête. Le choix éclairé du patient, ça s’appelle. Ça sonne creux, tellement c’est bateau, et pourtant c’est loin d’être toujours le cas.

J’accompagne avec plaisir les grossesses physiologiques, et pour celles qui ne souhaitent pas le faire avec moi je les encourage à voir une sage-femme plutôt qu’un gynécologue, que je sollicite sans hésiter en cas de pathologie. Tous les métiers sont complémentaires ! Dans tous les cas il me paraît primordial que chacune bénéficie de l’entretien prénatal (« du 4ème mois ») et d’une préparation à la naissance. Je leur propose de faire une ou plusieurs séances de préparation avec moi, pas pour le versant « accouchement » qui ne relève pas de ma compétence mais pour le versant « accueil d’un nourrisson en bonne santé, mise en route de l’allaitement, premiers jours de vie ». J’insiste toujours pour qu’elles s’informent par elles-mêmes, qu’elles recoupent les informations reçues, qu’elles connaissent leurs droits et les fassent valoir. Je n’ai évidemment pas à influer sur leurs choix (péridurale ou non, par exemple) mais pour celles, de plus en plus nombreuses, qui me disent souhaiter un maximum de respect de la physiologie, je les encourage dans ce sens, car si tous les feux sont verts (grande majorité des grossesses) il n’y a aucune raison qu’elles ne puissent pas y accéder.


Je n’ai pas encore eu l’occasion de suivre une femme ayant un projet d’AAD ou ayant accouché à domicile. Il va de soi que si l’occasion se présente, je serais ravie d’aider, par exemple en aiguillant vers une SF qui accompagne les AAD ou en assurant le suivi médical du bébé. »

Julie, femme et médecin généraliste


lâcher la politique « du risque » et renouer avec la confiance dans la physiologie… transformation d’une femme et d’un médecin

« L’AAD fut pour moi de l’ordre d’une évidence intérieure qu’il m’a fallu apprivoiser : était-ce raisonnable au vue des risques encourus lors d’un accouchement?

Je suis médecin, j’ai été « élevé » lors de mes études à penser/estimer les risques pour la santé. Si cette manière d’appréhender le cours de la vie permet une nette sécurisation des évènements, elle ôte, nécessairement, une certaine profondeur sensorielle et émotionnelle à l’existence, en déniant justement le risqué de la vie, la fragilité de nos existences, qui lui donne ce goût unique, singulier.

Ainsi pour moi, l’AAD fut ce pari : vivre la grossesse et l’accouchement dans toutes leurs facettes, toutes leurs intensités. L’AAD offre une autre manière de mettre au monde des enfants, la présence d’un(e) professionnel(le) de santé expérimenté(e) aux côtés des parents-en-devenir est indispensable tout comme la présence d’une équipe hospitalière technicisée autrement, qui saura, si besoin est, accueillir et prendre le relais pour que la naissance est lieu.


Travailler ensemble dans le respect des choix des uns et du travail de chacun est primordial pour la sécurité de tout le monde (professionnel(le)s engagé(e)s, patiente, père, nouveau-né). Une telle collaboration sécurise le parcours de la femme enceinte et permet ainsi d’offrir des grossesse et des naissances intenses et non pas insouciantes ou moins sécures. »

Floriane, femme et mère

Savoir prendre le relais dans l’ouverture et la bienveillance


« Je suis sage femme en maternité, en structure hospitalière privée. De temps en temps nous accueillons des femmes enceintes qui, pendant la grossesse et pour une raison médicale, ont laissé de côté leur projet d’accoucher à domicile. Alors, nous travaillons à la suite de nos collègues libérales pratiquant le suivi global. Nous poursuivons au mieux cet accompagnement respectueux de la maman, du couple, puis du nouveau-né. Les suites de couche à l’hôpital sont parfois écourtées, le relais est alors repassé à la sage-femme libérale. À défaut d’un accouchement à la maison et dans le cadre d’une grossesse pathologique, l’accouchement à l’hôpital vient s’inscrire dans un suivi continu et adapté entre la sage-femme libérale et l’équipe de la maternité.


– Enora, sage-femme –