Fiche pratique AAD pendant l’épidémie de COVID-19

Comme le rappelle le Collège National des Sages-Femmes :
« L’hôpital est considéré comme un Cluster de Covid-19 et l’objectif est d’avoir le moins de patient.e.s qui rentrent dans ce Cluster, et qu’à défaut ils/elles y restent le moins longtemps possible, pour éviter les disséminations » (1). 

 L’International Confederation of Midwives en ce sens déclare que : 
« Dans les pays où les systèmes de santé peuvent prendre en charge l’accouchement à domicile, les femmes en bonne santé, qui vivent une grossesse normale et avec le soutien de sages-femmes qualifiées bénéficiant d’un équipement d’urgence approprié, peuvent accoucher en toute sécurité à domicile ou dans un service de maternité primaire/centre de naissances, plutôt que dans un hôpital, où il peut y avoir de nombreux patients (même des patients hors maternité) avec le covid-19 » (2).

Aussi, l’association APAAD vous propose une fiche pratique pour l’organisation des AAD par les sages-femmes qui y sont habituées et dans le cadre d’un suivi adapté à ce type de projet.
le lien vers la fiche pratique : téléchargement

1. CNOSF
2. ICM

Le Domicile : lieu le plus sécure pour enfanter en période d’épidémie ?

Dans les pays où les systèmes de santé peuvent prendre en charge l’accouchement à domicile, les femmes en bonne santé qui vivent une grossesse normale et avec le soutien de sages-femmes qualifiées, avec un équipement d’urgence approprié, peuvent être plus en sécurité lors d’un accouchement à domicile ou dans une maison de naissance que dans un hôpital où il peut y avoir de nombreux patients (même les patients non maternité) avec Covid-19. »

Selon International Confederation of Midwives :

En France, de nombreuses régions ont encore des services de secours non ralentis et sont en mesure d’offrir des AAD.

Pour les régions où les secours sont débordés, une réflexion pourrait avoir lieu sur une façon de maintenir l’offre avec des procédures d’appels prioritaires aux SAMU.

L’offre pourrait même être élargie. Mais cela ne pourra se faire sans intervention des autorités locales et/ou nationales et sans une demande claire des familles.


Nous saluons aussi nos collègues des Maisons de Naissance françaises qui ont pu augmenter leur capacité d’accueil durant l’épidémie pour offrir aux familles des lieux à la fois sécures et humanistes, dans la lignée du positionnement de l ICM.

Vous pouvez lire l’intégralité de la déclaration de l’ICM ici

ACCOUCHEMENT À DOMICILE DANS LE CADRE DE L’ÉPIDÉMIE COVID-19 :

Note d’Information à destination des professionnels et des familles

L’Association Professionnelle de l’Accouchement Accompagné à Domicile (APAAD) et l’Association Nationale des Sages-Femmes Libérale (ANSFL) souhaitent, dans ce contexte de crise sanitaire, apporter leur soutien aux familles s’apprêtant à accueillir un enfant dans des conditions anxiogènes. Elle a également une pensée particulière envers les équipes hospitalières confrontées à de nombreuses difficultés au sujet de l’organisation du suivi des femmes enceintes, de l’accouchement et du suivi post-natal.

Nous avons été alertés sur le fait que la plupart des sages-femmes libérales, accompagnant ou non des accouchements à domicile (AAD), sont sollicitées bien plus largement que d’habitude pour des demandes d’AAD de femmes à terme dans un délai proche. 

Comment réagir à l’augmentation exponentielle des demandes ?

Nous rappelons que la sécurité de l’Accouchement Accompagné à Domicile (AAD) est basée en grande partie sur le suivi global, la sélection anténatale rigoureuse des patientes, la connaissance fine des besoins émotionnels de chaque femme. Dans le contexte actuel, nous ne pouvons répondre de façon sécuritaire à toutes les  demandes notamment si  le délai avant l’accouchement est court et ne permet, ni suivi adéquat, ni une préparation à la naissance adaptée. Nous appelons donc à la vigilance des sages-femmes mais invitons également les familles à une réflexion approfondie sur leurs motivations et leurs besoins.

Pendant cette période d’imprévisibilité entourant la pandémie mondiale de COVID-19, de nombreuses femmes enceintes ressentent une anxiété compréhensible sur ce à quoi ressemblera l’accouchement. Nous nous adressons en particulier aux familles qui envisagent un AAD du fait de l’interdiction des personnes accompagnantes dans les maternités et de la limitation de leur projet de naissance. Cette mesure tend à s’assouplir.  L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) s’est positionnée afin que le respect du droit des femmes – et notamment celui d’être accompagnées et de choisir comment accoucher – soit compatibles avec la lutte contre le coronavirus (1). En France, une équipe de soignants strasbourgeoise a élaboré un protocole afin que la/le partenaire puisse à nouveau être auprès des parturientes (2). Il est actuellement diffusé sur tout le territoire par le Collectif Interassociatif Autour de la Naissance (CIANE).

Nous affirmons notre confiance aux professionnels de santé des maternités et savons qu’ils feront au mieux pour respecter les souhaits des couples tout en s’adaptant à une situation sanitaire exceptionnelle. Si vous trouviez que l’hôpital était l’endroit le plus sécuritaire pour accoucher avant l’épidémie, cela devrait toujours être le cas maintenant.

Anticiper une possible augmentation des accouchements inopinés ou non assistés

Néanmoins, au-delà du problème de l’accompagnant, certaines femmes nous font part de leur refus d’accoucher à l’hôpital du fait de la crainte d’une contamination et du manque de matériel de protection.  Malgré nos mises en garde sur l’accouchement non assisté et notre refus de les accompagner dans un projet d’AAD quand les conditions de suivi ou d’organisation ne sont pas remplies certains couples persistent dans leurs choix. Cela laisse présager une augmentation des accouchements inopinés ou non assistés pour lesquels des sages-femmes pourraient être appelées.

La situation selon les régions étant très inégale et dépend de l’impact de l’épidémie sur le réseau de soin local, nous ne pouvons donc pas prendre un positionnement global. Nous invitons donc chaque sage-femme selon son lieu d’exercice, à s’informer sur la disponibilité des équipes de secours mobiles et sur le positionnement des autorités locales (Agence Régionale de Santé et Réseau Périnataux), pour prendre les décisions les plus appropriées quant au maintien ou non de son activité d’AAD programmés durant le pic épidémique.

Du fait de nos compétences spécifiques en gestion des urgences extrahospitalières, il semble de notre responsabilité d’épauler les services d’urgence si la situation d’une augmentation des accouchements inopinés à domicile venait effectivement à se présenter. Nous encourageons donc nos collègues sages-femmes libérales (accompagnant des AAD ou non), si elles en ont la possibilité, à se mettre en lien avec les pompiers de leur secteur afin de pouvoir se déplacer avec eux pour les accouchements.

Gestion des accouchements à domicile programmés en période épidémique

Dans cette période sanitaire particulière nous attirons l’attention des sages-femmes sur :

  • Leur devoir d’information des couples suivis pour un AAD, notamment sur les difficultés potentielles en cas de transfert urgent dans ce contexte où les équipes de secours mobiles sont sur-sollicitées. Ainsi, le couple pourra faire un choix éclairé concernant le lieu d’accouchement. Cette décision concertée devra être tracée dans le dossier médical.
  • Chacun-e devra vérifier régulièrement – voir avant tout départ pour une naissance – la disponibilité des secours mobiles dans son secteur d’intervention. 
  • Selon le Royal Collège of Obstetricians and Gynaecologists (3) il est conseillé aux femmes enceintes ayant prévu un accouchement à domicile et dont l’infection par le coronavirus est suspecté ou confirmé au moment de la mise en route du travail, de se présenter dans une maternité pour l’accouchement. Cela afin de mettre en place un monitorage continue de l’activité cardiaque du fœtus et un contrôle régulier de la saturation maternelle dans le but de prévenir et anticiper le risque de complications sévères liées à la décompensation de plusieurs organes.
  • Les sages-femmes et les familles devront appliquer les mesures barrières et les recommandations de nos différentes sociétés savantes et notamment celles du Collège National des Sages-Femmes (4) et de la Société Française de Néonatologie (5). Celles du Collège Nationale des Gynécologues Obstétriciens Français (6) ne s’appliquant qu’aux cas suspects ou confirmés dont nous recommandons un transfert en maternité, ne concernent pas les AAD.

Selon l’évolution de la situation et comme nous le montre les autres pays touchés, la place de l’accouchement à domicile est amenée à évoluer. Ce positionnement pourra donc être modifié au besoin selon l’évolution de la situation épidémique et des données probantes.

« Contre le Coronavirus, tous ensemble on est plus forts ! ».

  1. Organisation mondial de la santé. “Questions et réponses sur COVID-19, la grossesse, l’accouchement et l’allaitement” ; 18 mars 2020
  2. Hopitaux Universitaires de Strasbourg ; P. DERUELLE -N. KNEZOVI ; GO-Prise en charge coordonnée avec les sages-femmes libérales des femmes enceintes dans le cadre du COVID-19 ; 20 mars 2020
  3. Royal college of obstetricians and gynaecologists. “Coronavirus (COVID-19) Infection in pregnancy”; 21 mars 2020
  4. Y. Sellier et coll. “Guidelines du CNSF pour la pratique des Sages-Femmes par rapport au risque Covid-19” ; Mars 2020
  5. Société française de néonatologie. “Recommandations de la SFN concernant les nouveaux-nés dans le contexte de l’épidémie à Covid-19”; Mars 2020
  6. Picone et coll. “Prise en charge aux urgences maternité d’une patiente enceinte suspectée ou infectée par le coronavirus (COVID-19)” ; CNGOF ; 17 mars 2020

« Vous avez 50 minutes ? »

Le journal La Croix de ce 14 mars nous invite à découvrir une BD :

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SIGNEZ ET FAITES SIGNER LA PETITION

Accouchement à domicile : exigeons une assurance pour nos sages-femmes !

Pour signer cliquez sur ce lien – merci de votre soutien !

En signant cette pétition je demande :

– A l’État de reconnaître véritablement l’Accouchement Accompagné à Domicile (AAD) comme faisant partie de l’offre de soin périnatale française

– A la Direction Générale de l’Organisation de la Santé en particulier, sous l’égide du ministère de la santé d’envisager la mise en place d’un environnement et d’une organisation permettant d’optimiser cette offre et de permettre aux sages-femmes de travailler dans les meilleures conditions possibles.

– Au Conseil National de l’Ordre des Sages-Femmes de soutenir les sages-femmes dans leurs démarches de reconnaissance de l’AAD et du droit à être assurées. A soutenir les familles à pouvoir exercer leur droit à choisir le lieu et le praticien de leur choix, sans discrimination, pour la naissance de leur enfant.

– Au secrétariat de l’égalité entre les Hommes et les Femmes et de lutte contre les discriminations à soutenir sages-femmes et usagers à faire valoir leurs droits.

La newsletter de février et l’appel à signer : téléchargement

Quand des Hommes de science parlent de leurs peurs et de leurs croyances comme d’une vérité…

Dans le Dauphiné libéré du 04/02/2020, voici l’interview que nous pouvions lire dans un dossier sur l’accouchement à domicile. L’APAAD souhaite revenir dessus tant les propos du gynécologue interviewé sont caractéristiques des préjugés et données biaisées que la communauté médicale se permet souvent de véhiculer sans le moindre recul.

« L’AAD c’est d’abord une très grande prise de risque »

Faut-il encore revenir et re-citer les données épidémiologiques 2018 de l’APAAD [1], les études internationales récentes sur le sujet ou les prises de positions des fédérations professionnelles internationales ?!

Apparemment oui et pourtant… Les professionnels ont le devoirs de fournir une information « éclairée » et « loyale » aux patients. Que ce soit en consultation ou en rendez-vous, informer sur la base de ses croyances personnelles, de ses propres peurs ou de son (in)expérience n’est pas une information éclairée et loyale mais une information partiale.

Le mythe des PAYS-BAS

Dans tous les débats, les Pays-Bas sont cités en référence et notre système de santé opposé au leur. Les Pays-Bas auraient un système miraculeux inapplicable en France. Dans l’interview, le gynécologue va jusqu’à justifier cette différence par le fait que les Pays-Bas sont plats et denses.

Pour rappel l’AAD n’existe pas uniquement dans des pays « plats ». Comment ont fait nos voisins suisses avec leurs montagnes et nos cousins canadiens avec les distances considérables qui les séparent ?! excusez-nous pour l’ironie du ton mais cet argument est plus que contestable.

Ensuite nous ne serions pas assez bien organisés en France, nous n’aurions pas la capacité de sécuriser nos transferts. Cela est quand même surprenant d’un pays qui a su développer l’hospitalisation à domicile avec pour mission à cette dernière, comme le dit la Direction Générale de l’Organisation des Soins (DGOS), de prendre en charge le plus exigeantes des situations [2].

D’ailleurs dans différentes régions de France, et pas les mieux desservies en maternité d’ailleurs, des initiatives locales de partenariat avec des hôpitaux ou des SAMU démontrent à quel point, avec de la bonne volonté et du respect les uns envers les autres, il est possible de s’organiser de manière simple pour anticiper et optimiser les transferts d’AAD.

La France fait partie des 23 pays avec le meilleur système de soin au monde [3] et des 11 meilleurs en Europe [4]. Si elle est sortie en 2015 du « top ten » européen c’est du fait de la suppression du recourt direct aux spécialistes et de la tendance forte à la médicalisation et la prescription de médicaments [5]… Pécher par excès de zèle en terme de santé, cela est assez caractéristique de notre pays et le parallèle avec la gestion de la périnatalité est criant.

« La mortalité néonatale s’est effondrée par notre seule offre de soin moderne »

Évidemment passage obligé de toute bonne interview anti AAD… la médecine-sauveur !

Nous le redisons l’APAAD est une association défendant la possibilité de l’accompagnement des accouchements à domicile par des professionnels de santé qualifiés. Nous ne sommes nullement anti-médicalisation mais pour une médicalisation raisonnée de la naissance réservée au seul cas où celle-ci est nécessaire.

Nous vous renvoyons à notre autre article sur la médicalisation de la naissance [6] et en quoi ce n’est pas elle qui a fait diminuer la mortalité mais bien les conditions de vie. La médecine est venue quant à elle améliorer le pronostic des situations pathologiques or être enceinte et accoucher n’est pas en soi une pathologie. Si l’APAAD défend aujourd’hui l’intégration de l’AAD au système de soin français c’est bien pour faciliter l’identification et la prise en charge des situations pathologiques et recourir aisément au système hospitalier quand celui-ci devient nécessaire.

« Nous n’avons pas à imposer nos délires intellectuels à nos enfants »

Et le voici, le voilà, le propos patriarcal que nous aimons tant.

Nous aimerions savoir ce qui relève du « délire intellectuel » ? Faire un choix sur la base de données épidémiologiques internationales en faveur de ce choix ? S’interroger sur les dimensions éthiques de la naissance ? Prendre le temps d’analyser nos besoins individuels au regards des sciences modernes plaidant pour la nécessaire (re)humanisation de la naissance ? Le tout en demandant à pouvoir être accompagné pour cela d’un-e sage-femme formé-e et respecté-e pour ses compétences…

En quoi le choix éclairé de femmes et d’hommes devrait relever du délire par le simple fait qu’il ne colle pas à la pensée dominante et la principale offre de soin de notre pays ? En quoi l’autre, s’il est différent est-il forcément fou et dénigrable à souhait ?!

Vous avez 4h avant de rendre votre copie 😉

Nous ne répondrons pas à toutes ces questions mais vous invitons à réellement vous interroger… Comment des professionnels au cœur de l’humain peuvent faire preuve d’autant de condescendance vis-à-vis de ceux dont ils doivent prendre soin, au lieu de chercher à les comprendre et les accompagner dans leur singularité.

« Ont fait beaucoup de battage sur les AAD et maisons de naissance (MDN) alors que globalement la demande de la population va dans l’autre sens »

Effectivement même dans les pays où AAD et MDN sont bien intégrés la majorité des familles accouchent à l’hôpital. Mais pourquoi fait-on autant de battage ? Tout simplement parce qu’il est inadmissible que des citoyens soient stigmatisés ou privés de leur droits à choisir pour eux-mêmes du fait d’une pensée dominante écrasante.

L’autre point qui attire sûrement autant la curiosité sur les AAD et les MDN est probablement ce que ces pratiques nous révèlent sur l’enfantement et la force des femmes. Cela attire inévitablement l’intérêt après plusieurs décennies à (faire) croire que le corps des femmes était faible, incapable de mettre au monde sans la technique… après plusieurs générations de femmes ayant vécu la naissance de leur enfant comme le « plus beau jour de leur vie » mais aussi une immense violence ou l’occasion de gestes et humiliations indicibles.

L’AAD et les MDN en démontrant qu’une autre façon de mettre au monde est possible, attirent oui, et c’est tant mieux, car ils permettent également un changement de paradigme dans les hôpitaux qui effectivement correspondent à la plupart des futurs parents. Ils permettent aux familles d’avoir le choix et de s’interroger sur la façon dont ils accueilleront leur enfant, y compris au sein des hôpitaux. Ils permettent aux petits humains que leurs parents les mettent au monde en s’interrogeant sur le sens de « l’accueil » justement. Ils permettent aux professionnels de découvrir une approche salutogénique de la naissance et de modifier leurs accompagnement au regard des besoins essentiels des femmes qui accouchent [7].

En conclusion, merci à ce Médecin de nous avoir donné l’occasion de revenir sur tous ces points, et nous engageons vivement les professionnels de tout bord à réellement s’informer, se former et réfléchir à leur posture vis-à-vis des familles.

Nous ne voudrions pas paraître moralisateur ou à notre tour condescendants, nous avons-nous même cheminé vers le défi de l’alliance du « sécuritaire » et du « choix de l’intime ». Nous savons et vivons à quel point il est difficile dans cette société du risque et de la norme, de travailler en respectant la singularité des personnes. Toutefois nous ne pouvons plus accepter d’être mal mené-e-s, autant familles que sages-femmes, sous prétexte d’être bienveillants. Nous voulons faire le pari que les professionnels de santé ont les capacités et le respect de leur patient suffisant pour être capable de se remettre en question.

Nous voulons faire le pari d’une saine interdépendance et d’un système de santé du « ET » plutôt que du « OU », une offre périnatale du « choix ».

Floriane Stauffer-Obrecht, Pour l’APAAD


N.B nous ne ciblons nullement le gynécologue interviewer en tant que personne mais nous nous basons sur ses propos de manière générale

  1. http://www.apaad.fr/wp-content/uploads/2019/09/ETAT-des-LIEUX-AAD-FRANCE-2018.pdf
  2. CIRCULAIREN°DGOS/R4/2013/398 du 4 décembre2013
  3. https://www.prosperity.com/rankings
  4. https://healthpowerhouse.com/media/EHCI-2018/EHCI-2018-press-release.pdf
  5. https://www.touteleurope.eu/actualite/les-systemes-de-sante-europeens.html
  6. http://www.apaad.fr/laccouchement-a-domicile-aussi-sur-qua-lhopital-une-nouvelle-meta-analyse-paru-en-aout-2019
  7. Ruth Ehrhardt, « Les besoins essentiels d’une femme qui accouche »

LES SAGES-FEMMES : DEFENSEURS DES DROITS DES FEMMES

Dans un monde où les droits des femmes ne sont jamais acquis, les sages-femmes se mobilisent chaque jour pour la protection de ces dernières. Ce combat historique est toujours d’actualité: les sages-femmes défendent sans répit le droit des femmes de vivre à l’abri du sexisme et des violences, l’accès aux soins et la liberté de disposer de leur corps.

Mais aujourd’hui, la parole des femmes est libérée : elles réclament le droit de choisir : choisir leur prise en charge, choisir leurs praticiens, choisir le lieu et la façon dont elles seront suivies.  »

Conseil National de l’Ordre des Sages-femmes – janvier 2020 – CONTRIBUTION RELATIVE A L’ACCÈS A l’IVG EN FRANCE

Aujourd’hui le combat des SF AAD n’est pas sans rappeler celui des praticiens qui aidaient les femmes pour les IVG et ce sont battus pour elle. Nous ne pouvons qu’espérer que notre Conseil National de l’Ordre affirment les mêmes droits des femmes aussi quant au choix du lieu de naissance.

Femme que voulez vous pour vos enfantement ?!


Dans tous les pays où le système de soin périnatal a changer réellement, que ce soit dans les hôpitaux ou pour l’accès aux maisons de naissance et aux Accouchements Accompagnés à Domicile , cela est passé par une mobilisation franche et visible des familles !

Un livre témoignages : Vies de Sages-Femmes

Un voyage polyphonique au cœur du métier de sage-femme

Sage-femme : un métier qui sonne comme une vocation, une passion. Mais c’est aussi un métier qui manque cruellement de reconnaissance !

Pourtant, les sages-femmes sont là pour toutes les femmes. Leur rôle ne se limite pas aux naissances, elles conseillent les femmes et les soutiennent dans tous les moments-clés de leur vie : la contraception, la grossesse, le suivi gynécologique, la sexualité, le dépistage des maladies, l’accouchement, la ménopause…

Ce recueil de témoignages donne la parole à ces professionnelles de la santé, pour qu’elles racontent leur quotidien, les obstacles et les réussites, les joies – et les peines. De Paris à Mayotte, de la campagne aux plus grandes villes, en exercice libéral ou salarié, dans le public ou le privé, des sages-femmes nous font découvrir les coulisses de leur métier : la relation avec les femmes, le couple, la famille, les collègues et autres professionnels de santé, les valeurs humaines ou les difficultés rencontrées…

Partez à la découverte de ces vies de sages-femmes au travers de témoignages inspirants, émouvants, engagés et parfois tristes – mais toujours vrais.

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