Notre équipe

CO-DIRIGEANTS DE L’ APAAD

Présidente : Floriane STAUFFER – Vice présidente : Isabelle KOENIG – Secrétaire : Nathalie DONNEZ – Vice secrétaire : Didier KOENIG – Trésorière : Francoise BARDES – Vice Trésorière : Eleonore PICQ – autres membres : Julia VALLET – Emmanuelle OUDIN – Jeanne MONTPIED

Floriane STAUFFER

Sage-femme depuis 2008, diplômée de l’école de Metz.  Au cours de mes études, je constate que les droits des femmes à disposer librement de leur corps se joue autant dans leur suivi gynécologique que dans le suivi de grossesse et en particulier dans les salles de naissances. Je débute d’abord l’exercice de ma profession en milieu hospitalier et me forme en parallèle à des techniques alternatives d’accompagnement de la naissance et de la douleur.

En 2012, après avoir vécu moi-même la maternité naturelle, je ressors grandie de cette expérience mais aussi encore plus consciente de l’importance pour le devenir mère, le devenir père et l’évolution de l’enfant, d’un enfantement vécut librement et en confiance. Je décide donc de m’installer en libéral avec pratique de l’accompagnement global et holistique de la naissance.

Je milite de 2014 à 2018 pour l’expérimentation des maisons de naissance en France et participe à l’ouverture de l’une d’elle. J’y exerce pendant 2 ans.

C’est riche de ce bagage professionnel et personnel que je rejoins ensuite l’APAAD et participe à sa création

Isabelle KOENIG

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Sage-femme depuis 1981, diplômée de la faculté de médecine de Tours, et comblée par mon travail au CHRU pendant 33 années, j’étais déjà naturellement tournée vers le respect du corps des femmes et des bébés, et celui de la physiologie.

Mon travail salarié m’a rendue suffisamment disponible pour éduquer nos 6 enfants, choix qui primait dans ma vie. Ensuite une expérience d’une dizaine de missions humanitaires entre 2005 et 2014 m’a également ouvert les yeux sur le monde … et m’a amenée à accéder à un plateau technique d’un hôpital local « ami des bébés » en Touraine pendant deux ans, puis vers l’accompagnement des AAD, comme une destinée simple et évidente.

En 2017, traversée improbable d’un procès ( plainte de mon conseil de l’ordre) , en regard de ma pratique d’AAD, m’imposant une défense ardue, et un ancrage plus fort dans la vigilance, la sécurité et la confiance.

En accompagnant les naissances à domicile, j’aime me laisser enseigner par la sagesse et la puissance instinctive des femmes et des bébés, et redécouvrir mon métier de sage femme tellement autrement, fondé sur notre compétence propre du respect de la physiologie, pour « accueillir la vie » passionnément.  Co-créer l’APAAD avec mes collègues ( et mon époux totalement soutenant ) est alors une évidence pour moi, afin d’apporter ma toute petite pierre au soutien de l’AAD en France.

Nathalie DONNEZ

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Avant de découvrir ma vocation de sage-femme, j’ai goûté à plusieurs univers : les langues étrangères, le monde associatif et humanitaire, le management en entreprise et enfin l’enseignement du français en Russie et en Espagne. 
Et c’est à 31 ans, au travers de réflexions personnelles, de lectures sur la naissance, et surtout suite à des rencontres décisives avec des femmes et des sages-femmes inspirantes qui accompagnaient les naissances à domicile, que je suis littéralement tombée amoureuse de la sage-femmerie. J’ai quitté l’Andalousie pour Genève afin de suivre les études de sage-femme dans un pays où l’accouchement extra-hospitalier était reconnu. et j’ai obtenu mon diplôme en 2015.

En tant que sage-femme suisse je suis amenée à répondre à la demande importante d’accouchements à domicile côté français, car dans les départements frontaliers aucun professionnel ne les pratique. J’en suis donc venue à m’intéresser de près à la situation de l’AAD en France et à militer pour sa reconnaissance.
Pour la naissance de mon premier enfant j’ai subi une « homebirth cesarian », que j’ai mis du temps à accepter et de laquelle j’ai tiré un bon nombre d’enseignements. Six ans après, dans un contexte différent, j’ai vécu un AVAC à la maison pour l’arrivée de mon deuxième enfant, une expérience transformatrice qui renforce mon engagement en tant que sage-femme sur la voie de la naissance respectée, ainsi que mon implication au sein de l’APAAD.

Didier KOENIG

Et oui, seul homme pour l’instant dans l’équipe de création de l’association, et pas sage-femme ! Professionnel quand même, professeur documentaliste en collège puis proviseur de lycée mais à 63 ans, je ne vais pas changer d’orientation et tenter le concours de sage-femme ! A la retraite depuis quelques mois (ah bon, j’avoue ne pas m’en être encore aperçu !) depuis plus de 40 ans auprès d’Isabelle j’ai pu partager beaucoup des joies et des difficultés de sa profession. On a pu aussi accueillir 6 enfants, mais aucun en AAD (ils n’étaient pas du tout pratiqués dans la région, et Isabelle a travaillé 33 ans en maternité). J’ai soutenu l’évolution d’Isabelle vers le plateau technique puis très rapidement vers l’accompagnement à domicile. Les très nombreux témoignages, émouvants, qu’elle reçoit de tous ces couples, leur gratitude et leur soutien au moment où « leur Isabelle » a été menacée me suffisent pour être certain qu’elle a choisi la bonne voie ! Et lorsque des pairs, quelques gynécologues qui pourtant la connaissent très bien et l’ont par ailleurs beaucoup appréciée, et son conseil de l’ordre, ont décidé de la faire plier pour qu’elle cesse son activité à domicile, alors qu’elle était profondément meurtrie par tout cela, le mari a vu rouge !

Le monumental dossier de défense que j’ai contribué à constituer est là pour en témoigner : quelle belle et magnifique expérience que de permettre aux femmes, aux couples, …  et aux bébés d’être ainsi respectés dans leur chemin vers leurs naissances respectives. (Dans le dossier, plus d’une centaine de déclaration certifiées sur l’honneur, des témoignages de professionnels reconnus, et bien sûr de nombreux documents scientifiques internationaux, …)
Quand, en plus, on constate à l’évidence que cet accompagnement bienveillant et sécurisant supprime de nombreux effets pervers de protocoles inutiles et de gestes invasifs iatrogènes (vous avez vu, j’emploie même du vocabulaire pro !) on sait où est la vérité !

Je me battrai, avec tous ceux qui, dans l’APAAD, et dans toutes les autres associations qui militent pour l’AAD, pour que les sage-femmes et les femmes qui veulent faire ce choix puissent le réaliser sans crainte et sans pression, ce qui n’est malheureusement pas le cas actuellement, en France.

Pour terminer la présentation, je suis aussi musicien et un peu compositeur, et en allant écouter les chants déjà en ligne (« Accueillir la vie » et « Puissance de vie »), et aussi bientôt « Tu fais de moi un père », vous verrez comment, à ma manière, je soutiens l’Accouchement Accompagné à Domicile !

Françoise BARDES

J’ai « bénéficié » d’une naissance normale mais médicalisée (ma mère endormie au chloroforme, accouchement « à la reine ») qui me fait atterrir dans un désert froid, sans accueil humain. Aussi, depuis que j’ai entrepris de devenir sage-femme, j’ai la plus grande méfiance envers les « protocoles médicaux » qui éloignent trop souvent les mères, les bb, les sages-femmes, de leur ressenti, et de ces moments tellement plus variés et riches en émotions que sont, une grossesse, un accouchement, une naissance.
La lecture de la littérature anglophone basée sur l’evidence-based médecine, me permettant de renforcer cette intuition: une femme en bonne santé accompagnée, en confiance, peut mener une grossesse et un accouchement, y compris à domicile, de façon plus sécuritaire que dans un carcan de précautions et de suspicions de possibles pathologies qui les font advenir.
C’est donc avec enthousiasme que je me joins à l’APAAD, pour que chacun ait la possibilité du choix du lieu de naissance de son enfant, et donc pour certains de l’AAD.

Eléonore PICQ

Avant de devenir sage-femme, je me suis formée à l’ostéopathie de 2004 à 2009 . En commençant à exercer ce beau métier j’ai rencontré des femmes enceintes pleines de questionnements et peu informées devant ce qui les attendait ; je voyais aussi beaucoup de bébés après des naissances difficiles ou des démarrages compliqués d’allaitements maternels. J’ai donc souhaité accompagner cette période de la vie plus globalement. Afin d’avoir les compétences dans le suivi des grossesses physiologiques, de la naissance et de ses suites, il m’a semblé évident qu’il fallait également devenir sage-femme.
Mon premier métier d’ostéopathe m’a apporté une vision holistique de la santé et appris l’importance de prendre en compte tout l’environnement dans le lequel évoluent les individus.
J’ai donc fait mes études de sage-femme à Toulouse puis à Bordeaux où j’ai obtenu mon diplôme en 2017. Pendant ces 5 années d’études, j’ai eu 2 enfants. Mes expériences du « devenir-mère » ont encore renforcé mon intérêt pour l’accompagnement de la naissance, d’autant plus que j’ai bénéficié, pour ces 2 grossesses et mises au monde, du « suivi global à la naissance » avec des sages-femmes passionnées qui m’ont beaucoup transmis de leur savoir-faire.

Trouver des sages-femmes qui me correspondaient et qui acceptaient de m’accompagner dans mes projets d’AAD a été un vrai parcours du combattant. C’est pourquoi, après avoir eu la chance de vivre un accompagnement personnalisé par des sages-femmes libérales et de donner naissance à mes deux garçons à la maison, j’ai décidé à mon tour de partager cette opportunité à d’autres femmes. Par mon investissement dans l’APAAD je souhaite diffuser le respect et l’autonomisation des femmes.

Julia VALLET

Diplômée de l’école de Nancy.

J’ai vécu mes années d’étude avec un seul leitmotiv : pouvoir accompagner les couples, les femmes dans leur choix de naissance à domicile. En 2015, l’année de remise de mon diplôme, je suis partie en compagnonnage avec H.P. à Toulouse où je suis restée deux ans. Riche de mes multiples expériences, j’ai acquis suffisamment de compétences et de confiance pour venir m’installer seule en Alsace en août 2017.

Aujourd’hui, ce que je souhaite c’est travailler en me sentant en sécurité, au sein d’un réseau périnatal et médical qui prend soin du choix de chacun et qui le respecte. Tant dans l’accompagnement des naissances, qu’en santé de la femme, en gynécologie. Je le souhaite pour moi-même et pour toutes les sages-femmes qui veulent exercer leur métier de la sorte, c’est pour cette raison que je me suis engagée dans l’APAAD.

Emmanuelle OUDIN

J’ ai 49 ans et je suis sage-femme depuis 25 ans.
Un long chemin m’a amenée à l’accompagnement de l’AAD.
J’ai été formée dans les années 90, faste de l’hypermédicalisation de la naissance.
J’ai travaillé dans de nombreuses structures hospitalières sans grande satisfaction, puis la vie m’a posée en Bretagne dans une maternité pourvue d’une chambre de naissance, espace de liberté et de physiologie (dont j’ai moi-même bénéficié) où j’ai pu commencé à connecter et vivre ce que je recherchais réellement.
Pendant ces années j’ai pu me forger une expérience solide dans le monde médical et asseoir des connaissances structurantes, ce qui me rassurait, même si mon cœur m’inspirait réellement autre chose et que je savais bien que cette expérience dans le système n’était qu un passage… de 11 ans.
J’ai touché cette évidence feutrée il y a bien longtemps, comme un appel encore silencieux. Je l’ai touchée du fond du cœur et de l’âme en vivant à deux reprises l’enfantement naturel, extraordinaire expérience fondatrice pour moi, tant sur le plan personnel que professionnel, tant sur le plan de la femme que celui de la mère.
Puis je me suis lancée dans l’expérience du libéral en 2004, et l’appel sur le chemin sacré de la naissance s’est imposé fin 2008, vivant ma première naissance à domicile avec mon amie Solenn.
Plongée dans le bain de la magie que nous connaissons toutes (tous), j’accompagne donc les AAD depuis 10 ans.
Depuis mon installation, j’ai soif de me former, d’élargir ma pratique et d’acquérir de nouveaux outils. J’ai reçu de merveilleuses transmissions, notamment sur cette fameuse physiologie qu’on maltraite tant en maternité, et rencontré d’extraordinaires sage-femmes françaises et américaines.
L’expérience du Midwifery Today m’a profondément impulsé cette notion de sage-femmerie, communauté de femmes et de sages-femmes reliées et bienveillantes, détentrices d’un profond savoir-faire, qui n’est malheureusement pas transmis pendant notre formation, trop formatante et formatée. Mon approche est aussi axée sur le psycho-corporel, le travail sur les émotions et les mémoires (transmission de A.Seccia), et la thérapie manuelle, l’ostéopathie intra-pelvienne est mon précieux outil.
Cet automne 2018, la plainte portée contre moi, heureusement sans suite, m’a amenée dans un autre combat, et impulsé le besoin de m’engager pour notre belle cause et nos droits ainsi que celui des femmes, au-delà de ma pratique.
Je suis très heureuse de participer à la belle et prometteuse aventure de l’APAAD.